Conseils de pratique Les difficultés

Pas le temps de méditer ? Comment faire ?

Vous avez commencé à méditer, mais aujourd’hui vous estimez que vous n’avez pas le temps de méditer?

Ou vous aimeriez commencer à méditer, mais vous vous dites : « pas le temps de méditer, aujourd’hui j’ai trop de choses à faire, je commencerai demain. ». Et voilà les journées qui s’enchaine et vous n’arrivez pas à vous y mettre.

Dans cet article je vous propose des astuces pour mettre en place la méditation au quotidien, même si vous avez peu de temps.

Pas le temps de méditer, et si c’était juste une pensée ?

STOP ! Avant de quitter cette page en vous disant : « n’importe quoi, ce n’est pas une pensée, je n’ai vraiment pas le temps », lisez ces quelques lignes.

Votre mental est très malin. Dès que vous commencez à lui proposer une activité nouvelle ou qui demande un peu d’effort, il se rebelle. Et il peut vous envoyer toutes sortes de messages pour vous inciter à ne rien faire : « reste bien dans le canapé, tu iras au sport demain ! », « vient donc regarder la télé, c’est plus cool que d’aller faire les courses », etc.

Donc il est judicieux de vérifier ce qu’il vous raconte.

Avez-vous vraiment tant d’activités que vous ne pouvez pas prendre 10 minutes de votre journée pour une petite pratique ? Et ce que vous placez devant la méditation, est-ce vraiment important ? Cela vous aide-t-il à vous sentir mieux ?

En vous posant ces questions avec sincérité, vous pourriez bien être étonné de trouver quelques activités qui vous servent de prétexte pour ne pas vous y mettre.

Et je vais vous donner des astuces dans cet article si vous n’avez vraiment pas le temps.

Pas le temps de méditer ? Et si on ritualisait ?

J’ai remarqué au fil des années que les personnes qui méditaient le plus régulièrement avaient installé un rituel.

Comme notre cerveau n’aime pas trop faire des efforts, le fait d’installer un rituel lui évite d’avoir à réfléchir trop. Le matin, vous ne vous posez plus la question de savoir si vous avez envie de vous brosser les dents ou pas. Vous le faites, parce que vous en avez pris l’habitude.

Pour installer un rituel, il faut déjà vous poser la question de l’heure à laquelle vous allez installer votre pratique. Le matin au lever ? Juste après le petit déjeuner ? Le soir en rentrant du travail ? Avant de vous coucher ?

Pour déterminer l’horaire qui vous convient le mieux vous pouvez essayer de méditer à différents moments de la journée, et voir celui qui vous convient le mieux.

Comment savoir si c’est le bon moment ? C’est tout simplement celui où vous vous posez le moins de question, et vous faites votre pratique de façon un peu automatique. Dès que vous commencez à vous poser la question « est-ce que j’ai envie/le temps ? », c’est que ce moment-là n’est pas très approprié.

Une fois que vous aurez déterminé le moment de la journée qui vous convient le mieux, ce sera beaucoup plus facile de vous y tenir. Et vous vous direz de moins en moins souvent : « pas le temps de méditer ! ».

Evidemment, selon les moments de votre vie, vous pouvez changer le moment ou vous méditez. Si, par exemple, vous avez des enfants jeunes dont vous devez vous occuper le matin, vous devrez envisager un autre moment de la journée pour méditer.

Pas le temps de méditer, la lassitude

Si vous méditez depuis déjà quelques temps, et que vous constatez que vous n’arrivez plus à vous engager, ne vous blâmer pas. Même si cela révèle certainement que vous allez avancer dans votre pratique en passant outre, il n’est pas utile de vous en vouloir d’avoir des pensées de découragement.

C’est normal de passer par des moments de découragements, des moments où vous vous sentez moins investis dans votre pratique.

Pour vous aider à passer ce cap, peut être pourriez-vous faire des pratiques différentes : marches méditatives, méditation debout, ou allongée, par exemple.

Vous pouvez aussi soutenir votre pratique avec des enregistrements différents. J’ai remarqué que la pratique de la méditation de la compassion dans ces moments-là était très aidante.

Et pour vous aider à continuer votre pratique, vous pouvez aussi vous dire : « je vais commencer par 5 minutes, et on verra après ». Et vous vous installez pour 5 minutes de pratique. A l’issue des 5 minutes, vous pouvez soit arrêter, soit continuer. Pour vous aider vous pouvez faire sonner une alarme toutes les 5 minutes. De nombreuses applications de méditation vous permettent de faire sonner un gong toutes les 5 minutes ou plus.

Je n’ai vraiment pas le temps de méditer.

Si malgré vos différents questionnements, vous ne parvenez pas à dégager un peu de temps pour votre pratique, voici quelques conseils utiles.

Pratiquer la pleine conscience informelle :

  • Trois grandes respirations conscientes le matin au lever. Prenez conscience de votre respiration et des sensations corporelles dès le lever du lit.
  • Le petit déjeuner en pleine conscience : prenez un moment pour vous connecter à vos sensations. Essayez de vraiment regarder ce que vous mangez : les couleurs, les formes. Mettez vos sens en alerte : prenez conscience des odeurs, des saveurs et des textures dans votre bouche. Soyez conscient au moment où vous avalez, et à la sensation de satiété.
  • Au travail, faites sonner un rappel trois ou quatre fois dans la journée. Et arrêtez-vous pour sentir : votre respiration, les sensations de votre corps, les éventuelles tensions. Prenez conscience de l’agitation de l’esprit, des pensées. Vous n’avez pas besoin de prendre beaucoup de temps, quelques minutes suffisent.
  • Profitez des moments d’attente : dans la file du supermarché, en attendant vos enfant à la sortie de l’école, à l’arrêt de bus. Prenez conscience de vos sensations corporelles, des pensées qui émergent, de ce qui vous entoure : les gens, les objets.
  • Capitalisez pendant vos trajets à pied : en allant au travail, aux courses, ou ailleurs. Faites de ces moments des moments de pleine conscience. Connectez-vous à vos sensations corporelles, à la sensation de l’air sur votre peau. Soyez attentif à ce qui vous entoure : les personnes que vous croisez, les objets, les immeubles, les arbres.
  • Méditez dans les transports : pas besoin d’être sur un coussin pour prendre conscience de son souffle et de ses sensations corporelles. Si vous prenez les transports régulièrement, profitez-en pour faire une pratique. Baissez simplement les yeux, et connectez-vous à votre souffle. Vous pouvez aussi pratiquer de façon informelle, en regardant ce qu’il y a autour de vous, en surveillant le flot de pensées.
  • Choisissez une action par jour en pleine conscience : ouvrir la porte de la maison, se brosser les dents, prendre sa douche, faire le repas. Pendant cette activité, essayez d’être vraiment présent à ce que vous faites. Remarquez dès que vous partez dans des pensées.

Et pour finir, prendre soin de soi :

Prendre le temps de méditer, c’est une excellente chose. Mais voilà, si vous avez déjà des journées très chargées, cela vous mets plus de pression que cela ne vous apporte de réconfort.

Alors prenez soin de vous, ne vous blâmer pas. Faites un petit pas à la fois, et avancez tranquillement. Essayez de repérer si des ateliers ou des stages ont lieu près de chez vous. Et prenez l’engagement de participer à l’un d’entre dans les six mois qui viennent. Vous y apprendrez beaucoup, et cela vous motivera pour la suite.

J’espère que cet article vous apportera des idées de pratiques et de mises en place. Si vous avez d’autres interrogations, n’hésitez pas à m’en faire part dans les commentaires. Et si vous avez aimé cet article, merci de le partager en cliquant sur une des icônes ci-dessous.

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