bonhomme avec la tête qui bouillonne
Conseils de pratique Les difficultés

Comment surmonter les difficultés pendant la méditation ?

Vous avez commencé à méditer, et vous aimeriez savoir comment surmonter les difficultés pendant la méditation? Des pensées incessantes, des problèmes de posture. Vous avez l’impression de batailler sans arrêt. Vous finissez même par vous demander si cette pratique est faite pour vous.

Avant de décider d’arrêter, prenez le temps de lire cet article, vous y trouverez des clefs pour vous ancrer dans la pratique de façon différente, et découvrir quoi faire lorsque vous rencontrez des difficultés pendant la méditation.

Voyons les principales difficultés pendant la méditation :

« Je n’arrive pas à me calmer » :

Il est assez courant de s’engager dans la méditation pour se calmer, après une journée stressante. Et voilà, cela ne marche pas, vous êtes toujours aussi agacé, voire énervé, à la fin de votre pratique.

Et c’est tout à fait normal ! En effet, rappelez-vous que vous ne devez pas vous installer dans la pratique avec l’objectif d’obtenir quelque chose. Ce n’est pas le but. La méditation nous invite à accueillir les choses telles qu’elles sont, sans jugement. Et si vous êtes stressé, ce qui est présent, c’est le stress, et c’est cela qu’il vous faut accueillir.

Essayez de sentir ce que cela signifie pour vous d’être tendu. Ressentez-vous des sensations particulières dans votre corps, des tensions à certains endroits ? Est-ce que vous avez des pensées stressantes?

Soyez simplement à l’écoute de ce que vous pouvez observer : tensions corporelles, pensées multiples, ruminations, agitations. Vous n’avez pas à chercher à vous calmer, mais juste accueillir ce qui est là pour l’instant, le calme viendra de lui-même si vous n’êtes pas à l’affut.

« Je n’arrive pas à supprimer mes pensées » :

L’autre difficulté pendant la méditation, ce sont les pensées. Elles sont parfois tellement présentes, et tellement stressantes que vous voudriez qu’elles disparaissent. Vous luttez alors pour les supprimer, et vous vous répétez sans arrêt intérieurement : « allez, arrête de penser à ça ! ». Mais cette attitude ne fonctionne pas, et vos pensées reviennent, ce qui est normal. Plus vous focalisez votre attention sur quelques chose avec force, plus cette chose est présente.

Au lieu de batailler avec vos pensées, essayez plutôt de les accueillir. L’attitude sera alors : « ah tiens une pensée ! », et vous revenez alors à votre objet d’attention : votre souffle, vos sensations. Et si vous remarquez que vous avez beaucoup de pensées, alors accueillez la multitude : « ah tiens, j’ai beaucoup de pensées aujourd’hui ! ».

Autre difficulté pendant la méditation : « Je m’ennuis » :

Il n’est pas rare que les méditants rencontrent cette difficulté pendant la méditation. En effet, méditer, ce n’est pas compliqué, il suffit de s’asseoir et de focaliser son attention sur son souffle ou ses sensations. Mais cela peut sembler monotone. Vous pouvez avoir l’impression que votre respiration est toujours pareille, que vos sensations sont inintéressantes.

Soyez très vigilant si vous commencez à avoir cette pensée, car elle pourrait être un signe de manque d’engagement et de confiance dans la pratique.

Tout d’abord, vous pouvez remarquer que c’est juste une pensée. Et la traiter comme tel. Si vous constatez que cela vous amène à interrompre votre pratique, essayez de faire des marches méditatives pendant quelques semaines. Ou alors, commencez par quelques minutes de marche avant de poursuivre avec une méditation assise.

Avant de changer de posture, essayez de rester un peu avec cet « ennui ». Rester un moment avec cette situation inconfortable vous permettra de cultiver votre patience.

« J’ai des douleurs » :

Une autre difficulté pendant la méditation ce sont les douleurs : de dos, articulaires, etc. Pour bien vous installer, je vous suggère de consulter l’article concernant la posture.

Normalement, la méditation ne devrait pas entraîner de douleurs. Et si vous rencontrez ces difficultés pendant la méditation, voici quelques éléments à vérifier :

  • Tensions et micro-crispations : peut-être que vous vous installez en voulant absolument être immobile. Et de ce fait, vous mettez sans doute des tensions dans votre corps ou des micros crispations, afin de maintenir la posture. Essayez de relâcher toutes les zones de votre corps. Vous n’avez pas à mettre de tensions dans vos épaules, votre nuque, votre visage, etc.
  • Posture inappropriée : vous n’êtes pas obligé de maintenir une posture spécifique en méditation. Certaines personnes pensent que si on n’est pas en lotus, ou demi-lotus, on n’est pas un bon méditant. Adaptez votre posture à votre capacité du moment.
  • Les fourmis dans les jambes : la posture de méditation entraîne souvent ce désagrément. Si vous restez parfaitement immobile, cela ne devrait pas gêner votre pratique. C’est lorsque que vous bougez que l’engourdissement peut devenir très inconfortable. Dans ce cas, prenez simplement le temps de déplier une jambe, puis de remuer intensément votre pied pour rétablir la circulation sanguine. Vous pourrez ensuite reprendre votre posture.

Si ces vérifications ne suffisent pas à soulager vos douleurs, rappelez-vous que vous pouvez méditer en marchant, debout, et même allongé. Vous n’avez pas à souffrir pendant la pratique.

« Je ne sens rien » :

Lorsque vous méditez, les sensations sont parfois à peine présentes. Vous n’arrivez pas à sentir la respiration, par exemple, ou les sensations corporelles semblent quasiment inexistantes.

Ce n’est pas un problème de ne pas sentir, et vous devriez alors simplement accueillir le non sentir. Si vous ne sentez pas beaucoup votre respiration, alors essayez de focaliser votre attention sur d’autres endroits du corps où la respiration vous semble plus présente.

Parfois, faire quelques étirements et un peu de marche au début de la pratique vous permet de vous connecter davantage à votre corps. Cela peut être une bonne façon de démarrer votre pratique.

« Je n’arrive pas trouver le temps » :

Au début de votre pratique, vous pouvez être suffisamment motivé pour dégager du temps. Puis au fil des semaines, le rythme du quotidien peut reprendre le dessus. Et vous méditez alors moins souvent. Il y a toujours des milliards d’autres choses à faire, qui vous semblent plus importantes.

Si c’est le cas, soyez avant tout bienveillant avec vous-mêmes. Ne vous blâmez pas. Ce n’est pas facile de s’engager dans une pratique régulière. Tous les pratiquants ont rencontré cette difficulté.

Plutôt que de vous dire que vous allez reprendre dès lundi (ce fameux lundi ou l’on va reprendre le sport, la méditation, démarrer un régime), dites-vous que vous allez pratiquer maintenant. Prenez juste trois minutes pour vous poser, et faites une pratique courte.

Il n’est pas nécessaire de faire des pratiques longues tous les jours. Vous pouvez tout à fait pratiquer quelques minutes par jour. Au lieu de vous mettre la pression, et de ne pas tenir sur le long terme, engagez-vous plutôt à faire régulièrement des petites pratiques.

Les difficultés pendant la méditation ne doivent pas être un obstacle à votre pratique. Mais au contraire, de vous permettre d’avancer plus profondément dans la pratique.

Si vous avez d’autres interrogations, n’hésitez pas à m’en faire part dans les commentaires.

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